Training a generation of peer educators to combat gendered disinformation in Bamako

After JHR ran a workshop series for young content creators and students, Bamako youth have committed to play their part in challenging disinformation and hate speech in their communities.

One participant Tiémoko Kassongué pledged, “From now on, I will verify information before sharing it online. I commit to raising awareness in my network and will organize educational talks with my peers.”

The workshops, which took place on March 5-6 in partnership with Malian feminist association La Femme en Moi, taught 20 university students, artists, bloggers and digital influencers how to analyze, verify and deconstruct misleading content as well as share these skills with their peers.

Through a mix of theoretical presentations, open discussions, group work and practical fact-checking exercises, participants gained a deeper understanding of the mechanisms of disinformation, hate speech and protection instruments for women and girls and thus became better equipped to promote responsible information and combat malicious content in their academic institutions, circles of friends and wider communities.

JHR-Mali National Coordinator Moro Siaka Diallo said that this work has been long overdue: “Disinformation particularly affects the rights of women and girls in Mali. Rumors and stereotypes are often used to spread fake news and content. It is therefore essential that populations be better equipped and sensitized to human rights as well as to the real consequences of disinformation and hate speech.”

In Mali, where the current political climate is marked by socioeconomic and security challenges, disinformation acts as a real accelerator of social tensions. It undermines citizen participation, jeopardizes stabilization efforts and threatens social cohesion and good governance. Women and girls are particularly affected, often targeted by unfounded rumors, stereotypes, privacy violations and hateful content that fuel discrimination and gender-based violence.

“Disinformation particularly affects women and girls in Mali. Rumors and stereotypes are often used to spread fake news and harmful content. It is essential that populations be sensitized to human rights as well as the real consequences of disinformation and hate speech.”

Moro Siaka diallo, national coordinator (JHR-Mali)

The response to the workshops was very positive. Korika Diallo said, “I learned new concepts, and I am very satisfied.”

Beyond the skills acquired, these two days of learning helped create a genuine collective dynamic. Two WhatsApp groups were established to maintain collaboration and support this new network of peer educators in the fight against disinformation and hateful speech across Mali.

In 2025, as part of the National Endowment for Democracy (NED)-funded project Strengthening Human Rights and Good Governance through Access to Credible Information, JHR strengthened the capacities and engagement of 419 Malian civil society actors, including 267 women from media organizations and women’s and youth organizations, to promote and protect human rights, especially women’s rights.

En Francais

Formation des pairs éducateurs contre la désinformation genrée: une dynamique
nouvelle engagée au Mali

Vingt (20) jeunes universitaires, artistes, blogueurs, activistes et influenceurs en ligne ont été formés par JDH au Mali à travers deux ateliers intensifs organisés du jeudi 05 au vendredi 06 mars à Bamako. Ces ateliers de formation visent à transformer les jeunes filles et garçons en pairs éducateurs capables de lutter contre la désinformation, les discours de haine et les violences basées sur le genre au sein de leurs communautés.

Dans un contexte malien marqué par des défis sécuritaires, socioéconomiques et politiques, la désinformation représente aujourd’hui un véritable accélérateur de tensions sociales. Elle fragilise la participation citoyenne, compromet les efforts de stabilisation et menace la cohésion sociale. Les femmes et filles en sont particulièrement victimes, souvent ciblées par des rumeurs infondées, stéréotypes, violations de vie privée et contenus haineux qui alimentent les discriminations et les violences basées sur le genre.

JDH a réalisé ces ateliers de renforcement des capacités en partenariat avec l’Association féministe malienne « La Femme en Moi » dans le cadre de son projet « Lutte contre la désinformation et les discours de haine pour renforcer la cohésion sociale, les droits humains et la bonne gouvernance au Mali » avec le soutien financier de NED (The National Endowment for Democracy ».

A l’ouverture des activités, Moro Siaka Diallo, Coordinateur national de JDH au Mali, a
insisté sur l’urgence de prendre conscience du mal et d’agir pour protéger les personnes et les communautés. « La désinformation affecte particulièrement les droits des femmes et des filles au Mali. Les rumeurs, les stéréotypes et les violences basées sur le genre sont souvent utilisés pour propager de fausses informations. Il est donc nécessaire que les populations soient mieux outillées et sensibilisées aux droits humains ainsi qu’aux conséquences réelles de la désinformation et des discours de haine », a-t-il indiqué.

Cette formation a adopté une méthodologie dynamique et inclusive : présentations théoriques, discussions ouvertes, travaux de groupe et exercices pratiques de vérification des faits. Les participants ont ainsi pu approfondir leur compréhension des mécanismes de la désinformation, des discours de haine et des instruments de protection des femmes et filles; maitriser des outils concrets pour analyser, vérifier et déconstruire les contenus trompeurs; développer des compétences pour sensibiliser et conseiller leurs pairs.

A l’issue des ateliers, les jeunes se sentent désormais mieux outillés pour promouvoir une information responsable et lutter contre les contenus malveillants dans leurs universités, cercles d’amis et communautés. Les témoignages sont très positifs. Beaucoup ont exprimé leur satisfaction et engagement à partager immédiatement les nouvelles connaissances acquises.

Korika Diallo, l’une des participantes actives à l’atelier, se réjouit : « j’ai appris de nouvelles notions, j’en suis satisfait ». Pour le jeune participant, Tiémoko Kassongué, « ce fut une formation très enrichissante sur la désinformation et la lutte contre les discours de haine. Je vais désormais vérifier les informations avant de partager dans mes réseaux. Je m’engage à sensibiliser mon entourage et réseau et j’organiserai des causeries éducatives avec mes pairs ».

Au-delà des compétences acquises, ces deux jours d’apprentissage ont permis de créer une véritable dynamique collective. Deux groupes WhatsApp ont été mis en place pour maintenir la collaboration et accompagner ce nouveau réseau de pairs éducateurs dans la lutte contre la désinformation et les discours haineux à travers le Mali.

En 2025, JHR a renforcé les capacités et l’engagement de 419 actrices et acteurs de la société civile malienne dont 267 femmes de structures médiatiques et d’organisations féminines et de jeunes pour promouvoir et protéger les droits humains notamment les droits des femmes dans le cadre de son Projet « Lutte contre la désinformation et les discours de haine pour renforcer les droits humains et la bonne gouvernance au Mali » grâce au soutien financier de NED.