DRC: Authorities commit to supporting access to justice for sexual violence survivors

Decision-makers from the government, CSOs, and the media convened for the roundtable on improving access to justice for sexual assault survivors, organized by JHR DRC at the Kinshasa Hôtel Sultani on June 26, 2021 – Photo courtesy: JHR DRC

On Friday, June 26, 2021, Journalists for Human Rights DRC organized a roundtable talk in Kinshasa on access to justice for sexual violence survivors in the DRC. The discussion brought together 25 actors from the government, civil society organizations, and the media, including Patricia Kayembe, the secretary of the office of the advisor to the head of state on matters of sexual violence, Bienvenu Akilimali, Director of Cabinet of the Ministry of Gender, Bikela Mimie, the deputy commissioner responsible for child protection and the fight against sexual violence, and Bokashanga Kwete, a judge of the court of Matete.

Also present was the Canadian Ambassador to the DRC, Benoit Pierre Laramée, who encouraged the Congolese government to enforce more laws that promote access to justice for survivors of sexual violence. 

“Efforts must be made to capitalize on the progress already achieved and to further advance the fight against this type of violence by adopting the necessary measures to ensure the sustainability of the interventions. The fight against impunity and access to justice, an important element of survivors’ rehabilitation process still remains a weak link,” said Ambassador Laramée.

At the end of the discussion, the participants recommended that authorities adopt a law to facilitate survivors’ access to justice.

“This law must make it clear that survivors of sexual violence do not have to pay legal fees or fees for medical expertise. It will also have to exempt them from the costs of the proportional rights that litigants must pay to be entitled to damages. The combination of all these elements constitutes a major obstacle to survivors’ access to justice,” observed Me Liaivain Gibungila, coordinator of the Africa Zone League for the Defense of the Rights of Children and Pupils (LIZADEEL).

Participants also recommended strengthening community awareness to support survivors of sexual violence.

“The community often tends to judge survivors, stigmatize them when they report cases of rape. This pushes them to remain silent and promote impunity,” noted Honorine Bokashanga, judge at the Kinshasa Matete Tribunal de Grande Instance.

The representatives of the DRC government, including the Ministry of Gender, committed to supporting the introduction of the recommended legislation to parliament.

En Francais:

En RDC, les autorités s’engagent à accompagner le plaidoyer pour l’accès à la justice des survivantes des violences sexuelles

Vendredi 26 juin 2021, Journalistes pour les droits humains, JDH/JHR a organisé une table ronde avec les décideurs à Kinshasa en République démocratique du Congo.

Cette activité a réuni autour d’une table 25 acteurs de la RDC dont les membres des organisations de la société civile, les représentants des médias ainsi que les décideurs. Parmi les autorités, on a noté la présence de la présidence de la République représenté par la secrétaire du bureau de madame la conseillère du Chef de l’Etat en matière des violences sexuelles, le ministère  national du genre représenté par le directeur de cabinet, des magistrats, officiers de la police ainsi que des parlementaires. 

L’ambassadeur du Canada en RDC, Benoit Pierre Laramée, qui était présent à cette activité a félicité le travail de JDH/JHR  qui, dans le cadre du programme « Canada Monde, la voix des femmes et des filles », contribue à la lutte contre les violences sexuelles en RDC. Il a encouragé le gouvernement congolais à adopter et appliquer plus de lois qui favorisent l’accès des survivantes des violences sexuelles à la justice. «Des efforts doivent encore être fournis pour capitaliser ces progrès déjà atteints et faire progresser davantage la lutte contre ces violences en adoptant des mesures nécessaires pour s’assurer de la durabilité des interventions. La lutte contre l’impunité et l’accès à la justice, un socle important dans le processus de réhabilitation des survivant.e.s (…) demeure encore le maillot faible de cette chaine », a insisté l’ambassadeur du Canada. 

Benoît-Pierre Laramée sur Twitter : “Tolérance zéro contre les violences sexuelles et basées sur les genres aujourd’hui à la table-ronde du projet « Canada Monde: la voix des femmes et des filles » organisée par @jhrnewsdrc. Avec l’appui du plus de 2.000 auteurs de crimes de violences sexuelles ont été condamnés https://t.co/hEm2RFDwkz” / Twitter

A l’issue des échanges, les participants ont, entre autre, recommandé aux autorités d’adopter une loi spécifique visant la protection des survivantes des violences sexuelles. « Cette loi doit dire clairement que les survivantes des violences sexuelles ne doivent pas payer des frais de justice, des frais d’expertise médicales. Elle devra aussi les exempter des frais des droits proportionnels que doivent payer les justiciables pour avoir droit aux dommages et intérêts. La combinaison de tous ces éléments constitue aussi un frein majeur à l’accès à la justice des survivant.es », explique Me Liaivain Gibungila, coordinateur de la Ligue de la Zone Afrique pour la défense des Droits des Enfants et Elèves (LIZADEEL).

Les participants ont aussi recommandé le renforcement de la sensibilisation de la communauté pour l’accompagnement des survivantes des violences sexuelles. « La communauté a souvent tendance à juger les survivantes, les stigmatiser quand elles dénoncent les cas de viol. Ce qui les poussent à garder silence et favoriser l’impunité », a noté Honorine Bokashanga, juge au Tribunal de grande instance de Kinshasa Matete.

La présidence de la République ainsi que le ministère du Genre de la République démocratique du Congo se sont engagés pour accompagner cette recommandation en vue de leur matérialisation. 

 

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